La Procréation: 2/ Régulation Physiologique des organes reproducteur.

Publié le par Web labo


a) Chez l’homme :

Les testicules produisent des spermatozoïdes et de la testostérone de manière continue de la puberté jusqu’à la fin de la vie ; L’homéostat de la testostéronémie (maintient à niveaux constant du taux de testostérone dans le sang) est indispensable à la fonctionnalité (et au maintien de cette fonctionnalité) de l’appareil mâle et de l’apparition et du maintien des caractères sexuels secondaires ; Bien que l’influence de l’environnement influe aussi sur le comportement sexuel de l’individu mâle.
 
 
Mais comment s’effectue la régulation de l’activité testiculaire,de la testostéronémie ?

La sécrétion de testostérone et la production de spermatozoïdes sont déterminées par la production continue mais pulsatile des gonadostimulines hypophysaire, FSH (Follicle Stimulating Hormone) et LH (Hormone Lutéale), induite par la sécrétion pulsatile de GnRH (Gonadotrophine Releasing Hormone) qui est une neuro-hormone hypothalamique.
La GnRH est sécrétée sous l'influence de stimulus d'origine interne ou externe.
Le taux de testostérone est détecté en permanence par le complexe Hypothalamo-Hypophysaire sur lequel elle exerce une rétroaction négative pour rester constante.
 
 
 
b) Chez la femme 
Fonctionnement cyclique de l’utérus (cycle utérin)
 
Le cycle utérin se caractérise par des modifications structurales et fonctionnelles de l’utérus permettant l'implantation de l'embryon.
-          règles : évacuation d’une partie de la muqueuse
-          prolifération par augmentation de l’activité mitotique (croissance de la muqueuse)
-          contraction myometre + mucus cervical perméable aux spz (glaire filante) durant ovulation
-          transformation(spiralisation glande utérine) avec vascularisation (muqueuse en dentellepropice a la nidation)
 
Fonctionnement cyclique des ovaires (cycle ovarien) :
 
Le cycle ovarien est marqué par l'évolution cyclique des follicules ovariens.
Existent-ils des liens entre le cycle ovarien et le cycle utérin ?
 
Les hormones sexuelles sont sécrétées par les follicules. Ainsi l'évolution cyclique des follicules ovariens entraîne la sécrétion également cyclique des oestrogènes et de la progestérone, ce qui a pour conséquence le fonctionnement cyclique des organes cibles de ces hormones c’est à dire l’utérus. Cette coordination aboutit à réunir les conditions optimales d’une fécondation et d’une nidation.
 
Comment peut-on expliquer le fonctionnement cyclique des ovaire?
 
Ce sont les hormones du complexe hypothalamo-hypophysaire (FSH et LH contrôlées par la GnRH) et les rétroactions qu’il subit qui déterminent et règlent de façon cyclique de la puberté à la ménopause la production des hormones ovariennes en agissant sur les follicules.
 
Explication en détail fonctionnement du cycle féminin :
 
En fin de cycle, la chute des sécrétions d'œstradiol et de progestérone lève l'inhibition que ces hormones ont exercée sur la sécrétion de FSH et de LH. En conséquence, la concentration de FSH augmente ce qui déclenche la croissance d'une cohorte de follicules qui sécrètent de l'œstradiol.              
- L'augmentation modérée de la concentration d'œstradiol entraîne vers le 6e ou 7e jour une diminution de la concentration de FSH (rétroaction négative). En conséquence tous les follicules dégénèrent sauf le follicule dominant. Celui-ci poursuit sa croissance et sécrète de plus en plus d'œstradiol.
- En fin de phase folliculaire, vers le 12e jour, le pic d'œstradiol avertit le complexe hypothalamo-hypophysaire que le follicule dominant est arrivé à maturité. L'hypophyse réagit par un pic de FSH et surtout de LH (rétroaction positive).
Ce pic permet la reprise de la méiose de l'ovocyte I, le passage des cellules de la granulosa, sécrétrices d'œstradiol, en cellules sécrétrices de progestérone et il provoque la rupture du follicule de De Graaf. Le pic déclenche donc l'ovulation.
- En phase lutéale, sous l'action de LH, le corps jaune sécrète de la progestérone et un peu d'œstradiol. Ces deux hormones exercent conjointement une rétroaction négative sur le complexe hypothalamo-hypophysaire. Il en résulte des concentrations de FSH constamment sous le seuil nécessaire à la stimulation de la croissance folliculaire
- Le corps jaune dégénère ensuite, ce qui lève l'inhibition exercée par l'œstradiol et la progestérone sur le complexe hypothalamo-hypophysaire. La sécrétion des gonadostimulines augmente, annonçant le début d'un nouveau cycle.
 
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Publié dans SVT

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