Stabilité et Variabilité: 2/ Variabilité du génome et unicité de l'individu
A part les vrais jumeaux, chacun d’entre nous possède des caractères qui lui sont propres et qui permettent de le distinguer au sein de la population dans laquelle il vit.
La reproduction sexuée assure donc le brassage génétique.
C’est lors de la 1e division (réductionnelle) de la méiose qu’ont lieu les brassages interchromosomique, intrachromosomique
Quels sont les principes de ces brassages inter et intra chromosomique ?
a) Le brassage interchromosomique
C’est pendant l’anaphase I qu’il y a séparation aléatoire des chromosomes homologues
Il existe un comportement indépendant des paires de chromosomes homologues.
La division équationnelle ne sépare que les chromatides, identiques pour un chromosome, et n’intervient donc pas dans le brassage.
EXERCICE SORDARIA: http://svt.ac-dijon.fr/pedago/classe/lycee/sordaria/sordaria/asque1.htm
On peut ainsi obtenir 4 types de gamètes différents (sur 8 gamètes au total)
Mais cela uniquement pour 2 paires de chromosomes. Les possibilité dépendent du nombre n de chromosomes : il y a 2n possibilités.
Rapporté à l’échelle humaine et ses 23 paires de chromosomes cela représente 223 possibilités de gamètes. (8.4*106)
Mais ce nombre de possibilités est encore sous évalué car un autre phénomène intervient lors de la première division de méiose : le brassage intrachromosomique par crossing-over.
b) Le brassage intrachromosomique
A la prophase I de la méiose, pendant la condensation des chromosomes homologues, il peut se produire des liaisons entre les chromatides : des chiasmas

Schéma de Chiasmas
Les chromatides s’échanges alors des portions d’ADN (on parle de recombinaison entre chromosomes homologues par enjambement ou crossing-over) c’est le brasage intrachromosomique.
Ce brassage est permis par le polyallélisme important au sein d’une espèce qui permet l’hétérozygotie. Les recombinaisons permettent ainsi la formation de nouvelles chromatides différentes des chromatides parentales.
Intervenant ainsi dans la variabilité de l’espèce.
Schéma d'un brassage intrachromosmique
Mais le brassage intrachromosomique n’a lieu que pour des gènes hétérozygotes et pour lesquels le chiasma se produit en incorporant le locus des gènes considérés.
On ne peut donc pas connaître le nombre de gamètes possibles puisque cela dépend du nombre de gènes hétérozygotes et du fait que les chiasmas se produisent aléatoirement (recombinaison différente d’une méiose à l’autre).
On ne peut donc pas connaître le nombre de gamètes possibles puisque cela dépend du nombre de gènes hétérozygotes et du fait que les chiasmas se produisent aléatoirement (recombinaison différente d’une méiose à l’autre).
Mais en produisant des gamètes de type recombiné cela accroît encore largement plus le brassage génétique déjà créé par le brasage interchromosomique.
Le brassage intrachromosomique entraîne en plus le brassage lors de la séparation des paires de chromatides (2e division de méiose) qui ne sont alors plus identiques.
ANIMATION BILAN : http://genet.univ-tours.fr//gen000100_fichiers/MEIOSE.SWF
Ce brassage est encore accentué par la fécondation
c) La fécondation accentue le brassage
En rétablissant le caryotype, la réunion au hasard des gamètes lors de la fécondation conduit à un nombre extraordinaire de génotypes possibles et est à l’origine de l’hétérozygotie.
Rien qu’en considérant le brassage interchromosomique lors de la formation de l’ovule et du spermatozoïde, les possibilités de génotypes sont de
223*223 = 70 000 milliards de possibilités.
Alors avec le brassage intrachromosomique le nombre de possibilité est astronomique.
Ainsi donc, chaque individu est unique et assure ainsi la variabilité de l’espèce.
Cette variabilité est permise par le double brassage inter et intra lors de la méiose qui permettent un nombre impressionnant de gamètes ainsi que de nouvelles recombinaisons alléliques différentes des parents.
La fécondation accentue ce phénomène. La probabilité de donner naissance à un enfant identique à son aîné est quasi nulle. D’autant plus qu’il faut y ajouter les mutations, également source de diversité génétique
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